Quand on est en guerre, une mort est un mauvais point dans un bilan ; quand c'est la maladie, une mort est une défaite de la médecine ; quand c'est un accident du travail, une mort est un pas vers la justice, la protection des travailleurs, la mécanisation. Quand c'est la révolution, une vie vaut dix vies, celles de la paix future, du renouveau. Quand on meurt dans son avion, comme Saint-Exupéry, c'est une vie gagnée, celle de la gloire et un pied de nez à la médiocrité et à la triste vieillesse
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Pour faire du cinéma, il ne faut pas transpirer, il faut respirer.
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À lire aussi de Macha Méril
Chaque petite plante se bat vaillamment pour se dresser vers le soleil, et s'éteint quand vient son heure, sans bruit.
Nous sommes bien plus dangereux que des hommes armés. Nous entrons partout, comme l'air qu'on respire. On a raison de se méfier des artistes dans les pays totalitaires.
La colle c'est pour que les choses et les gens restent ensemble
Je suis un paratonnerre, se dit-elle, je sers à déchainer les éléments, je suis une gouttière où s'accumulent les pluies, et qui déborde les jours de tempête
Dans la même œuvre
Les humains déteignent sur la nature et pas le contraire. On est dans un pays arabe, on y mange de la nourriture arabe, on parle et on écrit en arabe. La mer est arabe. Elle sent le safran et le cumin. Elle susurre des mots d'arabe.
Les femmes donnent tout à l'homme qu'elles aiment. La confiance, l'admiration et la tendresse. Quand elles sont trahies, elles tombent de haut.
La vie n'a pas toujours le même prix, tout au long de nos existences. Il fluctue, il bouge, il évolue. Comme les actions en bourse
Quand on est en guerre, une mort est un mauvais point dans un bilan ; quand c'est la maladie, une mort est une défaite de la médecine ; quand c'est un accident du travail, une mort est un pas vers la justice, la protection des travailleurs, la mécanisation. Quand c'est la révolution, une vie vaut dix vies, celles de la paix future, du renouveau. Quand on meurt dans son avion, comme Saint-Exupéry, c'est une vie gagnée, celle de la gloire et un pied de nez à la médiocrité et à la triste vieillesse
L'élégance et la sobriété dont rêvent tous les auteurs sont intimidantes, on éloigne le public avec un message trop classieux. J'ai donc cessé de m'indigner des photos mises de travers, contournées, ou retournées pour que le visage soit orienté vers le milieu de la page. J'ai cessé de défendre la modernité et la pureté d'une ligne esthétique. Qu'on m'enfouisse dans un délire de graphiste, je n'en serai pas moins lue, les lecteurs qui m'importent braveront les barrières du mauvais goût